La Clinique Champeau travaille en partenariat avec l’association des bénévoles ASP Béziers-Hérault et le réseau de proximité de soins palliatifs qui facilite une fin de vie à domicile (> associations).
Les professionnels et les bénévoles en charge de soins palliatifs et leur accompagnement, considèrent le patient comme un être vivant et la mort comme un processus naturel. Ils cherchent à éviter les investigations et les traitements déraisonnables. Ils s’efforcent de préserver la meilleure qualité de vie possible jusqu’au décès et proposent un soutien aux proches en deuil.
"Mourir n’est pas une maladie, même si on meurt de maladie"
Dr Sylvain Pourchet, de l'unité de soins palliatifs de l'hôpital Paul Brousse. "Espace Ethique"/AP-HP, "Médecine et justice face à la demande de mort", 2004.
"Les soins palliatifs, sous leur forme actuelle, sont une émanation récente du monde de la santé. Depuis la circulaire dite « Laroque » de 1986, en passant par les définitions adoptées par la Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs (SFAP) et l’OMS, les soins palliatifs sont aujourd’hui définis par la loi du 9 juin 1999. Ce sont « des soins actifs et continus pratiqués par une équipe interdisciplinaire en institution ou à domicile. Ils visent à soulager la douleur, apaiser la souffrance psychique, à sauvegarder la dignité de la personne malade et à soutenir son entourage."
Le positionnement éthique des soins palliatifs (refus de l’acharnement thérapeutique et de l’euthanasie) tend vers une neutralité face à l’évolution de la maladie. Il est ainsi respectueux des lois encadrant la pratique de la médecine, de la déontologie médicale et du serment d’Hippocrate.
Privilégier le confort, le soulagement des symptômes, la relation, c’est permettre au patient de vivre, non pas « malgré », mais « avec » sa maladie jusqu’à la fin de ses jours. C’est-à-dire jusqu’au moment où l’évolution de la maladie conduit au décès. (…) Dans une époque tendant à médicaliser à outrance, il est aussi de la responsabilité des soignants de rappeler leurs limites d’intervention. Mourir n’est pas une maladie, même si on meurt de maladie. (…)
Les professionnels doivent être formés. Il existe pour cela plusieurs outils : un diplôme universitaire de soins palliatifs; l’apprentissage, dans le cadre d’une recherche éthique, du maniement de problèmes complexes; une expérience de terrain; un investissement personnel (dans le cadre d’un groupe de parole ou d’une thérapie individuelle); le maintien d’une cohésion d’équipe par des réunions quotidiennes de transmission d’information (une heure à chaque changement d’équipe), des réunions infirmières et des staffs médicaux. Un esprit bienveillant enfin, fragile à conserver sur la durée… Il faut ainsi attendre six mois à un an avant de comprendre son rôle de soignant quand on arrive dans une unité de soins palliatifs.
"La Croix", 27 juin 2002. |